La culture tennis des années 70 et 80

|Lard van Boeckel

Dans les années 70 et 80, le tennis a profondément changé.

Ce qui était autrefois considéré comme un sport traditionnel réservé aux country clubs est progressivement devenu un véritable phénomène culturel. Les joueurs de tennis sont devenus des personnalités internationales, les tournois se sont transformés en événements lifestyle et le sport a commencé à influencer la mode, la musique et la street culture bien au-delà des courts.

C’était une époque marquée par l’individualité.

Les joueurs apportaient leur propre style, leur attitude et leur personnalité sur le court, d’une manière qui semble très différente du sport professionnel d’aujourd’hui.

Björn Borg in Fila tennis clothing

Les icônes du style dans le tennis

Avec l’arrivée de l’Open Era à la fin des années 60, le tennis a commencé à s’éloigner progressivement de son image très traditionnelle. Même si Wimbledon est resté fidèle à son célèbre dress code entièrement blanc, les années 70 et 80 ont vu apparaître une nouvelle vague de mode tennis colorée qui a transformé les joueurs en véritables icônes de style internationales.

Peu de sports ont influencé la mode autant que le tennis.

Des joueurs comme Björn Borg, Guillermo Vilas, John McEnroe et Arthur Ashe étaient connus non seulement pour leurs performances sur le court, mais aussi pour leur style et leur personnalité.

Björn Borg a contribué à définir l’esthétique minimaliste et scandinave du tennis de la fin des années 70, tandis que Guillermo Vilas apportait une approche plus détendue et expressive inspirée de l’Amérique du Sud. John McEnroe incarnait une énergie rebelle qui contrastait fortement avec l’image classique du tennis, alors qu’Arthur Ashe associait élégance et influence culturelle, aussi bien sur le court qu’en dehors.

Le style tennis de cette époque semblait naturel et sans effort. Les tracksuits colorés, les shorts courts, les polos en maille, les vestes d’échauffement en cuir et les sneakers de tennis à silhouette basse sont devenus partie intégrante d’un mouvement sportswear plus large qui continue encore aujourd’hui d’influencer la mode.

Le tennis féminin et l’évolution de l’image du tennis dans la mode

L’influence culturelle du tennis dans les années 70 et 80 ne s’est pas construite uniquement autour des hommes.

Bien avant que les discussions autour de l’image et de l’individualité des athlètes ne deviennent courantes, les joueuses de tennis transformaient déjà l’identité visuelle du sport. L’un des exemples les plus emblématiques reste Gussie Moran, dont l’apparition à Wimbledon en 1949 est devenue l’un des moments mode les plus célèbres de l’histoire du tennis.

Imaginée par le créateur de mode tennis Ted Tinling, sa tenue présentait une robe de tennis plus courte accompagnée d’un short en dentelle visible, un choix considéré comme extrêmement controversé à l’époque. Ce look a choqué le public traditionnel du tennis, tout en rapprochant davantage le sport des univers de la mode, des célébrités et de la culture populaire.

Des moments comme celui-ci ont contribué à façonner le côté plus expressif et stylistique du tennis, qui a continué à évoluer au fil des décennies suivantes.

Gussy Moran

Une autre époque du sponsoring

Le monde du sponsoring sportif était très différent dans les années 80.

À cette époque, les marques de cigarettes étaient encore très présentes dans le sport professionnel, avant de quasiment disparaître par la suite. Les partenariats étaient audacieux, très visibles et souvent étroitement liés à l’identité visuelle des joueurs et des tournois.

C’est également durant cette période que Huub van Boeckel évoluait sur le circuit professionnel.

Au cours de sa carrière, il a été sponsorisé par plusieurs marques, dont Marlboro pour les vêtements, un rappel de la manière très différente dont le sport, la mode et le sponsoring étaient liés à cette époque.

Aujourd’hui, voir une marque de tabac apparaître sur une tenue de tennis semble presque impensable. Pourtant, dans les années 70 et 80, ce type de partenariat faisait simplement partie de la culture visuelle du tennis professionnel.

Huub van Boeckel at the US open playing in Malboro tennis clothes.

Tennis, nightlife et culture populaire

À mesure que le tennis gagnait en popularité à l’international, le sport s’est progressivement rapproché de la musique, du nightlife et de la culture des célébrités.

Les joueurs professionnels n’étaient plus perçus uniquement comme des athlètes. Ils devenaient de véritables personnalités publiques dont l’influence dépassait largement les tournois et les classements. Le tennis commençait à se mêler aux éditoriaux de mode, aux marques de luxe et aux scènes nocturnes de villes comme New York City, Paris et Milan.

Peu de joueurs ont incarné ce mélange aussi naturellement que Vitas Gerulaitis. Connu autant pour son charisme et sa présence dans le nightlife que pour sa carrière sportive, il est devenu l’une des figures emblématiques du tennis de la fin des années 70. Habitué de la célèbre scène du Studio 54, il représentait une époque où les joueurs passaient naturellement du sport à la mode et à la culture des célébrités.

À la même période, des joueurs comme Torben Ulrich montraient une facette totalement différente du tennis. Ulrich n’était pas seulement joueur professionnel, mais aussi musicien, réalisateur et écrivain. Son approche créative et philosophique de la vie reflétait la manière dont le tennis de cette époque restait étroitement lié à des mouvements artistiques et culturels plus larges.

L’atmosphère autour du tennis dans les années 70 et 80 semblait moins contrôlée et bien plus individualiste que l’univers du sport professionnel actuel. Les joueurs développaient une identité forte et affichaient leur propre style aussi bien sur le court qu’en dehors.

C’est précisément ce mélange culturel qui a contribué à l’attrait durable de l’esthétique vintage du tennis.

L’influence du tennis vintage sur the ACE hub

Pour The ACE Hub, l’influence de la culture du tennis vintage est profondément personnelle.

La marque puise son inspiration dans l’atmosphère, le style et le footwear des années 70 et 80, la même époque durant laquelle le fondateur Huub van Boeckel évoluait sur le circuit professionnel.

La Shot fait référence aux silhouettes de tennis épurées et minimalistes des années 70, tandis que la Sprint s’inspire des modèles plus sportifs et élancés qui ont marqué le tennis des années 80.

Plutôt que de simplement recréer des designs du passé, The ACE Hub traduit des éléments de la culture tennis vintage en un footwear contemporain pensé pour la vie de tous les jours.

Born from the tennis court, built around connection.

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